C'est combien la Vie?

Olvasóink értékelése: / 0
ElégtelenKitűnő 
Depuis deux semaines c'est la question qui m'assaille jaillissant de mon âme, sans pouvoir aller  plus loin pour y répondre.Je viens de comprendre, plutôt intuitivement que je dois avoir peur de la réponse. J'ai peur de donner ma propre réponse à la question posé a moi-même.Quel est le mystère qui se cache derrière cet énigme? De quoi le réponse à cette question est si mystérieusement difficile à approcher, élucider, gouter.
Je comprends maintenant. Il parle de la Mort. La réponse parle de la mort. De Ma propre mort et par de la le même, de la Mort de Tous. L'etre humain dans cette reconnaissance est prit non pas de frayeur mais plutôt de tristesse. La tristesse du renoncement. Du fait de ne plus rien posséder, de ne plus rien contenir en lui, qui pourrait signifier un restant de valeur par rapport à la vie, et en fin de compte la perte même de la valeur de sa propre vie.
Cherchant la valeur de la vie je me confronte directement avec l'idée de la mort. Mais déjà je sens LUI, qui n'existe pas proprement en soi. Ce mot: la mort, ne désigne pas un être, plutôt un "existant" personnifie, imaginaire, sans forme et à la manière d'un voile. C'est curieux...non effrayant en vérité, qui semble attirer, appeler vers lui, non à la manière d'un monsieur qui nous trompe avec du sucre, mais plutôt a caractère aimant, paisible, réconciliant.
Quel peut être son secret? Je pense que pour comprendre le secret de la vie, je dois passer par comprendre d'abord ce que c'est que cette voile que l'on peut nommer la Mort. Une équation aussi simple donc? Seulement un phénomène a découvrir, pour aboutir à la grande Sagesse ainsi conquise? A moi la totalité de l'expérience?
Mais puis-je seulement recevoir la réponse? Ne serais-je pas pour ce faire, amené de choisir entre les deux monde?
Mais voyons, d'où me vient ce sentiment qu'il s'agit vraiment de deux monde séparés puisque un voile ne peut vraiment diviser quoique ce soit.
Et pourtant, je suis stoppé net a chaque fois devant ce mur, alors que je n'aurai plus qu'à faire le pas et apercevoir ce qui s'y trouve.Je le crois, de pouvoir revenir ici. Je n'ai aucun doute de pouvoir revenir, mais ce n'est pas mon plus grand soucis, plutôt que la-bas ça pourrait être si beau que je ne souhaiterais plus revenir.
Comme il est étrange qu'en parlant de la mort je m'aperçois ressentir qu'elle est encore plus beau que la vie que j'ai vécu et tout ce que j ai pensé d'elle.
Il doit y avoir un mystère caché la derrière. Des  phrases contradictoires, d'étranges sensations de chaleur me parcourent, évoquant ce thème.
Pourquoi donc cette pensée ne me quitte depuis des jours et des jours? Je comprends que je dois connaitre le mystère de la Mort à présent. De nouveau apparait comme une grâce Divine, sage et sereine incitation pour apprendre quelque chose de Lui, que je prenne de Lui, pour que encore un petit peu ou encore mieux je sois Lui.
Je suis toujours là, devant le voile.Gris et blanc..avec beaucoup de points colores: roses, orangés, verts tendre. Tant et tant de petits points colorés mais l'ensemble reste toujours seulement gris-blanc.
Tout le mur suspendu semble tressaillir comme de la soie que le vent caresse doucement.
Je sens soudain que je ne suis pas seul. Derrière le voile, un rassemblement, a partir de ma conscience je les appellerais des anges, fortes, de constitutions robustes, blanches.Oui, je vois leurs ailes.Hommes et Femmes mais tous anges. Purement blancs,amicalement rayonnants. Appelant sur mon visage un petit sourire.
Bonte Divine,c'est la pleine lune, minuit passe, nous sommes le 8 octobre et moi je rencontre les anges de la mort! Mais pourquoi donc? Certe, ma propre curiosité m'a attire ici, je ne pourrais le reprocher a personne.
La question qui m'avait trotte dans la tête, il devait y avoir une clé bien placé, et grâce à cette attirance et  mon libre arbitre que je me retrouve ici.
Mais puisque j y suis, j y reste. Il doit y avoir un bonne raison à cela, même si je ne comprends pas encore, je sens que je dois poursuivre même si......
Oh, Mon Dieu, le Voile s'est ouvert. Il s'ouvre comme les rideaux d'une salle de spectacle, et les trois ou quatre anges de taille humain sont la, un qui passe, faisant un pas vers moi, m'attrape.On m'attrape par l' épaule,on me tient la main, m'emmène...ils m'emmènent au delà du voile.
Ils sont quatre. Deux me tiennent par le poignet, deux me soutiennent par derrière au niveau des épaules. Il ne me bousculent pas, mais me conduisent avec fermeté. Je n'entends pas leurs mots, mais je sens leurs calmes. Je pourrai bien trouver cela effrayant mais ça ne l'est pas, même si j'ignore totalement ce qui va se passer et en même temps je crois pourtant comprendre exactement ce qui se déroule
Je me retrouve dans un endroit sombre.On ne me tient plus la main, ils m'ont transporté là ou il fallait. Cette chambre s'appelle la chambre des Jugements. J'ignore d'où je le sais. Je sens qu'ils me jugent. A l'instant les voiles  tombent, comme des sortes de couches d'aura, et je me tiens nu dans la salle noir avec les juges par derrière. Je les sens. L'air est compact, l'espace d'un pureté cristallin. Haa, je ne peux, bizarrement trouver le mot juste! Mais ici tout est si immaculé, ici tout ce que je suis est visible, même moi je vois.J'ai des larmes aux yeux, je sanglote même peut être, mais pas du jugement ou de peur, seulement de la force de la vérité, de la possibilité de la face a face.Un moment vertigineux, une impressionnante élévation.
Ils parlent de quelque chose. Ils font la lecture des jugements. Je ne comprends pas les mots, mais je ne ressens pas du tout le besoin, je suis déjà un peu comme sur un tapis roulant, car en entrant ici ils savaient déjà ce qu'ils allaient lire. Celui qui arrive en ce lieu, je sens, fait face a face avec son destin déjà décidé et consenti..
A présent je perçois des sorties. Des issues vers d'autres destinations. Des hommes et des ames, des personnes vecu auparavant, des entites démoniaques et etranges qui fusent de tout cotes dans les couloirs.Le plus nettement, je vois un tapis roulant dans les deux sens. Avec dessus des âmes circulants. De ce fait, aurais-je moi aussi perdu mon corps?
Je demeure, et la reponse reste exacte. Les jugent ont disparus. Je sens qu'il y a eu des reflexions mais je n ai point reçu de jugement, encore moins de punition. Mais j'ai ete pese. Je sais sans l'ombre d'un doute, on m'a  pesé, et il est bien juste que des réflexions ont ete énoncés.
Sur ma route ou je me trouve à l'instant il fait toujours noir, mais le sentiment perdure qu'il me faut continuer d' attendre quelque chose.Comme dans une salle d'attente: on attend d'être appelé.
Je suis seul, mais je sens qu'autour de moi il y a beaucoup de monde, tout à coté de moi, qu'ils sont tout aussi seuls que moi présentement.
Vers quoi je vais me tourner maintenant, qu'est ce qui va se passer? C'est la curiositée qui l'emporte dans tout mon etre. .Et pourquoi écrire tout cela? Peut etre que chacun passe par là, tout le monde vient ici, tout le monde est porté pour etre également pesé de la même façon.Chacun de la même façon. Comme c'est juste et bon. En ce lieu plus qu'étrange le plus agréable est que tout est immaculé et précis. L'homme a même le droit d'avoir confiance en la Mort, car ici on peut être persuadé que tout est mené pesé avec justesse,sans erreur possible et imaginable. Quel est leur technique, je le scruterai bien volontiers .Et je reste toujours à attendre dans cette salle sombre.Le jugement a eu lieu, et si j'avais sur moi un sandwich, je le sortirai maintenant.Ce serait le moment.
Dans mon soulagement actuel, je vois et sens le trajets de tous ceux qui partent pour leurs dernier voyage de la salle de jugement.Ces formes sont sombres, pesés d'ombres, couleur noir, et charbon. Ils se dirigent vers un tapis descendant, et je sais qu'ils n'auront plus d'appel de la ou il partent. En bas dans cette direction, des feux rouges et jaunes brulent,et ce tapis n'as qu'un sens de la marche, vers le bas. Je contemple a loisir. Mon attente est une possibilitée par la grâce pour me permettre de voir ce qui se déroule et comprendre la marche des événements.
Dans la salle d'attente de l'aéroport, j'ai déja senti de chose similaire. Je regarde attentivement par la fenetre, en voyant les avions monter et descendre.Les tours passent en attendant le mien, de tour a passer. Le billet dans ma main, car le jugement a déja annonce à quoi je suis digne et à quoi non. Moi seul ne le sait pas encore.
A combien la vie? Me pose la question puisque j'ai tout mon temps pour comprendre comment j'en suis arrivé là. Le but de la vie, c'est ici que l'on peut le saisir pour de bon.Quand nous ne faisons plus rien d'autre que attendre et regarder dans le rang attendant notre tour.Et j'aperçois ma vie sur le coté de la voile d'où je viens, tel un petit pois dans le creux de ma main. Pas aussi vert que ça devrait l'être , signe qu'en matière de maturité et l'utilisation optimal de ma vie n'a pas été à la hauteur. Mais le petit pois n'est pas pour autant noir, seulement un peu jaunâtre. Immature et pale. Ma vie est donc cela.Je peu le voir dans le creux de ma mais concentre mais rien n'en manque toutefois.
Je vois les petits chiens aboyer, les chaises de la maternelle, le lieux de la sieste, l'escalier de l'école, ma petite chemise blanche, ma petite cravate bleu, mon contrôle de géographie avec sa note modeste et Kinga de la classe du 7/b au rez de chaussée en train de me sourire, la feuille d'inscription pour l'école normale, le visage du professeur quand il pose la question sur le sens du jeu, et l'angoisse de ma mère derrière la porte de la classe.Tout le monde est là .Tout le monde. Dans le creux de la main.
Et je ne suis qu'un sanglot jaillissant du fond de l'ame, j'ignore le sens de mes pleurs mais qui redoublent de force.
Ces possibilites que j'ai laissé échapper. Je crois même pas trouver une chose vraiment vécu pleinement. Mais le pire c'est de ressentir avec force que je ne peux pour tout cela trouver fautif autre que moi-même. Et pourquoi donc je ne l'ai pas fait?
Je me calme. Assis dans la salle d'attente au delà de la chambre des accusations, avec dans ma main ma vie en forme de petit pois. Je sais maintenant que je peux retourner quand je veux. Je connais l'existence d'une petite porte de sortie qui est là, et d'un coup je peux me retrouver près du voile et personne ne pourrait m'empêcher de retourner. Ici dans mon corps et ma vie.
Je suis arrivé, Je Suis là.
Mais alors, que vaut la vie? Si même, pour autant avoir vu et vécu de choses dans ma vie, je n'ai nullement reçu de réponse à la question. Et pourtant si, la vie elle vaut ce que l'on met dedans. Rien que ça et c'est beaucoup.